
On l’a longtemps vu trôner dans les intérieurs seventies, et le voilà qui reprend ses quartiers sur les terrasses et dans les jardins. Le fauteuil œuf suspendu, c’est ce mobilier hybride qui joue à la fois la carte du siège cocooning et celle de l’objet déco. Son balancement de pendule et sa position en suspension procurent une vraie sensation d’apaisement, celle qu’on cherche un dimanche après-midi, un livre à la main. Les designers l’ont dépoussiéré ces dernières années pour lui redonner un côté convivial et chaleureux en extérieur. Résultat : on le croise aujourd’hui dans la plupart des enseignes spécialisées, décliné en une foule de modèles et de coloris. Avant de sortir la carte bleue, mieux vaut passer en revue quelques critères qui font toute la différence.
Le fauteuil suspendu d’extérieur, c’est quoi au juste ?
On le reconnaît d’abord à son accroche par le haut, reliée à une base-socle qui dessine un large demi-cercle. Cette silhouette donne l’illusion que le siège flotte dans le vide, comme posé sur rien. On doit sa forme au designer finlandais Eero Aarnio, qui l’imagine dès 1960 : à l’origine pensé pour les intérieurs contemporains, le fauteuil œuf a fini par migrer vers les terrasses et les jardins, là où l’on cherche un vrai coin détente. Sa position surélevée a un avantage qu’on sous-estime souvent : elle vous met à l’abri des insectes qui rôdent au ras du sol pendant la sieste. Ajoutez à cela son assise enveloppante, presque en forme de nid, qui coupe une partie des bruits alentour et crée une bulle d’isolement. Le balancement, lui, fait le reste : il berce, il apaise, et il transforme une pause de dix minutes en vraie parenthèse. De quoi souffler tranquillement, seul, sans que personne vienne vous déranger.
Quel matériau pour la coque et la structure ?
Côté panier (la partie où vous vous installez), on tombe le plus souvent sur trois familles de matériaux, chacune avec sa logique.
- La résine tressée. C’est le grand classique du fauteuil œuf d’extérieur, et pour de bonnes raisons : ce polymère de synthèse encaisse la pluie et le soleil, il tient dans le temps et un coup d’éponge suffit à l’entretenir. Visuellement, il évoque le rotin naturel… sans en avoir la fragilité, car le vrai rotin, lui, déteste rester dehors et se délite vite à l’humidité.
- Le PVC. L’option la plus abordable du lot. Il se moule dans toutes les formes et se décline dans une large palette de teintes. Pour un rendu plus flatteur, orientez-vous vers les finitions effet rotin, bien plus convaincantes que le plastique brut.
- L’aluminium. Très résistant, il ne réclame quasiment aucun entretien et reste léger, ce qui vous permet de déplacer le fauteuil sans forcer. Seul bémol : la coque nue est un peu ferme, alors n’hésitez pas à la garnir de coussins moelleux pour gagner en confort.
Pour la structure et le socle, c’est une autre histoire : cette ossature supporte tout le poids de votre corps, elle doit donc être irréprochable. On la trouve généralement en acier ou en aluminium ; les modèles sérieux affichent un poids maximal supporté entre 120 et 150 kg, une donnée qu’il vaut la peine de vérifier sur la fiche produit avant de commander. Quant aux coussins, ils sont le plus souvent rembourrés de polyester ou d’une fibre synthétique, un choix logique en extérieur puisque ces matières sèchent vite et supportent bien l’humidité.
Comment repérer le modèle qui vous ira ?
Trois questions à se poser avant de trancher.
- La place disponible. Un fauteuil œuf, c’est encombrant : le socle à lui seul avale facilement un mètre carré au sol. Prenez la peine de mesurer l’emplacement prévu sur la terrasse ou dans le jardin. Si le pied prend trop de place à votre goût, sachez qu’il existe des versions à suspendre directement à une poutre, sous un abri ou à une branche solide, ce qui libère tout l’espace en dessous.
- La tenue face aux intempéries. Avant même de penser au look, pensez à ce que votre fauteuil va encaisser : écarts de température, averses, humidité qui s’installe. Si vous n’avez pas de garage ou de cabanon pour le rentrer à la mauvaise saison, misez sans hésiter sur un matériau conçu pour rester dehors toute l’année. Une housse de protection prolonge nettement la durée de vie des coussins, c’est un petit budget qui évite les mauvaises surprises au printemps.
- Le confort réel. Regardez la profondeur du panier en fonction de votre gabarit, et croisez-la avec le poids maximal annoncé. Côté format, deux écoles : le panier rond, parfait pour s’asseoir en tailleur ou les genoux repliés, et le modèle biplace, plus large, qui accueille deux personnes ou une lecture allongée. À vous de voir si vous cherchez un cocon perso ou un siège à partager.